INTERVIEW ET PORTRAIT DE WILLIAM PHILLIPOT

16 septembre 2014 - 19:32

Bien souvent portant la casquette sur une chevelure rebelle, la barbe légèrement grisonnante d'un homme grand et élancé, c'est sans mal que l'on reconnait William Phillipot sur les bords des terrains de l'etoile sportive.

Entraineur la semaine et coach le weekend comme il aime le préciser, william entame sa 2eme saison consécutive en U18 après avoir frolé l'accession en ligue l'année dernière.Portrait et interview d'un homme sympathique, atypique et boulimique des terrains.

William, 40 ans, célibataire et habitant Arras exerce la profession de dessinateur chez INEO GDF SUEZ à Doullens.Ses passions en dehors du foot sont et le poker et le sport en général. Son plus grand souvenir d'enfant reste ce fameux match de Séville où la France est battue par la RFA aux tirs aux buts en demi-finale de la coupe du monde en 1982. Lui reste encore l'image de cette reprise de volée de Marius TRESOR mais aussi malheureusement le ciseau et but égalisateur de Klaus FISCHER.

Originaire du ternois, il est licencié de 6 à 12 ans à l'AS Frévent. Très vite ce grand garçon à la taille au dessus de la moyenne se distingue comme attaquant et ses copains l'appellent "Platini" à l'époque. Il se souvient d'avoir marqué 14 buts lors d'un match et il rivalise avec David Bridoux, l'autre buteur de l'US ST POL. Puis ses premiers pas de l'adolescence l'entrainent dans le "street art" ou grafitis, hip hop et basket de rue sont ses principales occupations. Doué naturellement aussi pour mettre des paniers, il joue au basket à st pol de 16 à 21 ans mais cumule aussi avec le foot à Auxi le chateau en district. Il est coaché notamment par l'ancien gardien professionnel d'Abbeville Jean Pierre ROBERT.

C'est en 2000 que son ami et président de ste catherine Patrick GOBEAUX lui demande de le rejoindre et il restera 13 ans au sein du club. Quatre saisons en tant que joueur où il connait 2 montées consécutives de 2éme à la 1ere division. Mais fils de boxeur professionnel et entraineur de boxe (claude Philippot) William ne tarde pas à encadrer les jeunes, et c'est ainsi que de 2003 à 2013 il entraine et coach les jeunes de sa génération 1996 comme il dit : "fil rouge" de son projet associatif. Il garde le bon souvenir du doublé championnat-coupe avec les U13 en 2011. Pour lui entrainer devient une sorte d'épanouissement où il y prend plaisir à tel point qu'il cumule plusieurs saisons en s'occupant d'équipes seniors dans d'autres clubs dont st laurent en 2011 (équipe réserve). Et c'est naturellement en 2013 qu'il propose au club de prendre les U18 avec ses protégés de Ste Catherine et les "96" de l'étoile.

WILLIAM, APRES UNE PREMIERE SAISON EN U18 OU TU FINIS 3eme ET UNE DEMI FINALE DE COUPE D'ARTOIS, QUEL EST TON BILAN PERSONNEL ?

WP : Beaucoup de regrets car il ne manquait pas grand chose ; j'ai l'impression d'avoir loupé quelque chose par manque d'expérience de ma part. Double regret pour cette génération 1996 qui aujoud'hui passe en séniors.

COMMENT ABORDES-TU LA NOUVELLE SAISON AVEC TON NOUVEAU GROUPE ?

WP : c'est vrai que je me suis senti bizarre au mois de juillet en perdant pour cette nouvelle saison un groupe de jeunes avec qui j'avais progressé pendant de longues années ; cette fois-ci je rentre totalement dans une politique de club en reprenant un groupe qui a travaillé avec Georges Letuppe et Jerome Gueret. J'ai par conséquent moins de certitude, mais le groupe est de qualité, a envie de travailler et de progresser. Adepte du travail physique et assez exigeant, j'ai dû imposer mes idées. Mais l'objectif doit rester la montée en ligue car il y a de la place après Arras pour d'autres équipes comme St Laurent.

TU ES UN ENTRAINEUR/COACH SANS DIPLOME AU SEIN DU CLUB ? CELA TE GENE T-IL ?

WP : Pas du tout car je suis contre les diplômes et l'uniformisation des pensées. Je me suis construit au fur et à mesure du temps, pour moi la semaine c'est un poste d'entraineur qui prépare son équipe, et le samedi le coach qui décide de la tactique et la mise en place.

QUELLE IMAGE DONNERAIS-TU DU CLUB ET EST-CE QUE TU T'Y INSCRIS A LONG TERME ?

WP : Etant l'un des rares dirigeants d'équipes venant de l'exterieur, j'ai longtemps entendu que le club avait "la tête dans le sac" en pensant être le meilleur, le tout dans un climat hautain. le fait que le club s'ouvre à d'autres personnes de qualité telles que Karim Madani est une très bonne chose. J'ai pris plaisir dimanche en coupe à voir mes anciens jeunes jouer dans cette atmosphère. En ce qui me concerne, je suis bien au club et j'ai pour objectif personnel de monter en ligue, gagner une coupe d'artois et un maillot Gambardella ou coupe de france. A st laurent je l'espère !

POUR TERMINER QUEL MESSAGE VOUDRAIS-TU FAIRE PASSER ?

WP : De ne pas hésiter à se prendre au sérieux, d'avancer techniquement à tout niveau, d'être plus carré ! N'ayons pas peur ! Fonçons !

 

Souhaitons alors à william pour cette saison de foncer vers les hauts du classement et une très belle réussite à un personnage humble, émouvant et passionné.

Interview de Philippe BAC

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